Présentation

Affiche printemps 2012 miniLe printemps n’est plus ce qu’il était, et les nôtres non plus !

Comme annoncé, les deux festivals du Théâtre Sévelin 36 fusionnent en un seul, qui va garder son nom saisonnier : LES PRINTEMPS DE SÉVELIN, avec la volonté de gagner en envergure et en dynamisme.
La fusion, c’est aussi l’alchimie de la combinaison des concepts et des éléments qui font d’un festival une expérience sensible et différente. Nous avons poussé cette logique de l’expérimentation jusque dans le visuel du festival, illustrant ainsi le grand laboratoire qu’est la danse contemporaine.
Cette nouvelle mouture signifie aussi qu’il vous faudra bien lire le programme, pour identifier les compagnies de renom international et/ou choisir de venir aux soirées Quarts d’Heure et Aerowaves, avec des travaux plus débutants ou des essais plus risqués.
Ces Quarts d’Heure, auxquels nous tenons très fort, sont presque symboliques de ce qui définit la danse contemporaine : un art en recherche constante de nouvelles formes et de nouvelles approches du mouvement, qui utilise des savoir-faire et des techniques, mais ne s’y installe pas. Dans cette même logique, Aerowaves est un réseau international destiné à découvrir de nouveaux talents chorégraphiques et à les diffuser. Nous faisons partie de ce réseau et programmons cette année trois pièces enthousiasmantes, venues d’Italie, du Danemark et des Pays-Bas.
Une danse qui ne se referme pas sur elle-même, dialogue avec les autres arts : quand Omar Porras et Guilherme Botelho décident de créer un duo, en plus d’une rencontre entre la danse et le théâtre, ce sont deux créateurs importants qui décident de retrousser leurs manches et retourner sur le plateau. Quand Daniel Linehan utilise la photo, c’est pour mieux révéler la vie du corps en mouvement. Quand la Compagnie Utilité Publique s’inspire des origamis, elle les décline dans tous les plis du corps. Chez Jessica Huber, les danseurs chantent ; chez Delgado Fuchs, on cite « Dirty Dancing ». Chez Maud Le Pladec, les harmoniques spectrales et expérimentales du solo pour guitare Trash TV Trance électrisent la danse du duo Le Pladec/Gallée-Ferré, pour l’ouverture du festival.
L’espace devient flottant dans De l’air et du vent, très belle pièce maîtresse de Pierre Droulers, recréée depuis peu. Il est défini et encadré dans P.A.D. des suisses Ioannis Mandafounis et Fabrice Mazliah. Dans Naufragio con spettatore de Roberto Zappalà, une soprano et un piano semblent concrétiser la distance entre les deux danseurs. Et ces rapports à l’espace deviennent autant de diversités stylistiques.
Enfin, vous êtes invités à participer à deux événements : la Course de lenteur de Fanny de Chaillé, sur la Place de l’Europe, et le Bal Littéraire de la Coopérative d’écriture, en clôture ludique, décalée et festive.
Ce 15e festival commence le 9 mars et se termine le 1er avril.
À vous maintenant de plonger dans ce programme conséquent et de faire le vôtre, avec ce qui vous y séduit, vous interpelle. À vous de profiter des formules d’abonnement pour y risquer les découvertes.
À vous de vivre aventureusement la culture.
Philippe Saire, directeur artistique